La route, la route ... je me régale. Les gens, les animaux, les camions... Tout est magique.
Le paysage après Jodhpur n'a rien de sensationnel. C'est même assez banal frisant le laid, le sale.. Mais la vie, c'est un plaisir des yeux dont je ne me lasse pas. Arvin est un chauffeur excellent et j'admire sa dexterite, évitant animaux, hommes et camions ou bus arrivant en face, se rapprochant dangeureusement pour dépasser sans réelle visibilité. Puis peu avant Puskar, le paysage change à nouveau. Plus de verdure, plus vallonné.
Puskar est une petite ville de 17 000 habitants, bruyante et colorée comme la moindre ville en Rajasthan.
Cela donne une ville à taille humaine, rare en Inde on dirait. Les villes de plus de100 000 habitants sont très nombreuses. Les couleurs me surprennent toujours. C'est le orange d'un sari, le vert d'un drapeau, le jaune d'un pantalon... Elles sont criardes, fortes, puissantes à la mesure du pays. Si on ajoute la couleur des fruits et des légumes, des multiples objets à vendre, on a l'impression d'une Inde, grande prêtresse de la peinture. Comme dans les autres pays pauvres que j'ai visités, les hommes s'habillent toujours impeccablement : pantalon et chemise propres et repassés. Arvin arrive le matin avec une chemise superbement repassé constratant fortement avec nos propres habits froissés. À Puskar, la montagne n'est pas loin et demain, nous partons faire une balade à cheval.
L'hotel est un ranch, cela facilite la prestation et notre hôte est un canadien, cela facilite la transaction. C'est tellement moins stressant de ne pas avoir à s 'inquieter du prix, du contenu... Je ne pense pas être deçue.. On verra. Suite : Je ne le fus pas, déçue, si on abstrait le fait que notre guide était à pied. Mais je faisais cette promenade avec Denis qui n'avait jamais fait d'équitation. C'était donc le seul sénario possible en Inde où "le Blanc" délègue la moindre tâche aux autres. Le paysage n'avait rien de remarquable, mais le simple fait de refaire du cheval était un vrai plaisir.