Comme je n'étais pas très loin lors de mon séjour thalasso du lieu où mon père a passé une grande partie de son adolescence, j'ai pris l'appareil photo et j'y suis allée.
Rue des capucins..

Une rue en somme, qui n'a rien de particulier, qui ne me dit rien à regarder, mais qui évoque pour moi les paroles de mon père..
On habitait rue des Capucins à Remiremont.. C'était une grande maison à 3 étages..

Elle est chouette cette maison.. La rue, la ville sont un peu tristes, mais j'aime bien la maison. La porte qui doit évoquer à mon père mille choses et qui n'est qu'une porte semblable à mille autres portes pour moi comme pour vous.
J'ai pris des photos d'un lieu sans âme ... d'un lieu qui n'avait qu'un nom dans le souvenir et qui s'est matérialiser ici un jour d'été 2009.
Et l'ironie de l'histoire de ma vie a voulu qu'une semaine plus tard, je tombe sur l'occasion de prendre des photos de mon lieu d'enfance à moi !
Le lieu où je passais mes vacances d'été dans la maison d'été de mes grands parents. On retrouvait tous nos cousins cousines pour de mémorables promenades et bêtises en commun. Voici la maison en entier. En premier, le pavillon des filles, nommé ainsi à cause du dortoir des cousines au premier. Au rez de chaussée: une chambre pour un oncle et une tante.
Ensuite la maison principale avec ses deux ailes.
Puis le jardin appelé la terrasse et enfin au bout le pavillon, nommé le garage parce qu'il est situé au dessus du garage. Là il y a deux chambres et l'une d'elles était celle de mes parents quand ils étaient là (donc j'étais là.. )
Et ben, là encore, je dis bof aux visites de lieux de souvenirs. J'ai eu plus l'impression d'avoir perdu définitivement quelque chose, une part de moi même que gagner une émotion en re-visitant un lieu heureux. Comme si le temps m'avait rattrapé malgré moi. Je crois qu'en ne restant que souvenir, un lieu conserve cette vertu magique. On garde l'image et les yeux qui regardent l'image. On garde le coeur et l'émotion passés et on ne colle pas quelque chose de présent..