Hé oui, c'est étrange, c'est ma fête ! Sur le calendrier, on dit que c'est la saint François d'Assise et ma mère a voulu que ce saint soit mon saint patron. Or, je ne m'appelle pas François et je ne suis pas un garçon ! Si bien, que personne, personne ne peut se souvenir que le 4 octobre est le jour de ma fête.

Cela, a priori, peut ne pas être gênant, mais .. il me reste comme un manque, un vide. Les saints n'ont pour moi, pas vraiment de sens. Je dis pas vraiment en parlant des autres saints, tous les autres qui ne sont pas François d'Assise. J'ai toujours eu pour lui, disons envers lui, comme une certaine attirance. Un personnage qui me plait, en tant qu'être humain sensible à une cause que je partage. Qu'importe que son existence ait été réellement ce que l'on en dit, le seul nom de ce principe, de cette évocation de l'opinion, m'a toujours incliné à le penser comme une bonne personne. Et savoir que cette bonne personne ait été attachée à mon nom, m'a toujours portée à défendre l'idée que ma fête était bien le 4 octobre et pas un autre jour.
Je me retrouve alors devant un dilemme : soit accepter que personne ne pense à moi spécialement ce jour là, soit accepter que l'on pense à moi un jour qui ne m'évoque personne.