Revenir à la maison, chez soi, après quelques jours inoubliables, c'est conserver encore derrière la rétine, toutes ces images et ces émotions créées à partir d'elles. La première chose à faire, en dehors du déballage de valise, du rangement, du lavage et de la distribution de cadeaux, est le tri des photos.

Autrefois, il y a fort longtemps, dans un passé qui me parait si passé, on déposait les pellicules au laboratoire de développement que l'on jugeait le meilleur, le moins cher et le plus rapide. On attendait et on se retrouvait ensuite face à une trentaine de photos dont une dizaine seulement présentait un intérêt esthétique et émotionnel.
Aujourd'hui, dans un présent qui me parait être perpétuel, on se retrouve avec des Go de photos que l'on ne peut regarder ou faire regarder sans avoir la nausée ou la donner aux autres. Les photos sont souvent belles et de toute façon retouchables.
Il faut donc trier. Il faut donc choisir. Il faut donc éliminer.
Et commence alors le visonnage des photos qui consiste à se dire : et celle là je garde ?
Revient alors à déterminer le critère qui permet de répondre.
Pour ma part, je suis passé de 6 Go à 1,2 Go (photos non compressées) puis à 522 Mo (photos compressées) en me disant "et celle là, elle m'évoque quel souvenir ?"